Face aux conflits

l’engagement des Femmes pour un monde plus sûr

Séminaire
vendredi 13 mars 2015, de 10h00 à 12h00
à l'Assemblée nationale, Salle Lamartine, 101, rue de l’Université
Paris 75007

A l’occasion de la journée internationale de la Femme, Elisabeth Guigou, Présidente de la Commission des Affaires étrangères, en partenariat avec l’Ambassade de Suède et la Fondation pour la recherche stratégique, vous prie de bien vouloir participer au séminaire : « Face aux conflits : l’engagement des Femmes pour un monde plus sûr », vendredi 13 mars 2015, de 15h00 à 18h00, à l'Assemblée nationale, Salle Lamartine, 101, rue de l’Université, Paris 75007

Aujourd’hui l’engagement des femmes dans les conflits prend des formes variées. Longtemps les femmes ont été renvoyées à la situation passive de victimes ou de gardiennes de l’arrière (veilleuse du foyer et substitut fonctionnel de l’homme guerrier). Désormais, les femmes peuvent prendre part au conflit en tant que combattantes en prenant leur place au même titre que les hommes – c’est déjà le cas dans de nombreuses armées. L’illustration la plus récente étant les femmes combattantes kurdes dans la défense de Kobané.

Mais le revers de la médaille de ces évolutions, c’est aussi le retour à des formes archaïques de violence où la femme redevient butin et où son humiliation (via le viol et/ou les mutilations ou scarifications) ont pour but d’affaiblir, de briser la volonté ou l’image de l’adversaire et de détruire les familles. Au même titre que l’enrôlement forcé dont elles peuvent être victimes, les femmes peuvent être également vecteur de terrorisme quand elles sont conditionnées à l’attentat suicide – y compris au point d’y impliquer des enfants.

Face à cela, la communauté internationale réagit. Les organisations internationales et les femmes (à titre individuel et associatif et notamment les femmes militaires) s’engagent de plus en plus dans un combat contre les violences spécifiques dans les conflits. Cette guerre dans la guerre doit être mieux connue. Les réponses à y apporter existent en partie. Mais cette question est longtemps passée dans les pertes et profits de la violence guerrière. Ce colloque a pour objet d’étudier cet objet particulier et laissé pour compte des conflits modernes et d’envisager des pistes de travail pour faire cesser ce scandale moderne et pourtant si ancien.

Programme ( )

  • 15h00 - Ouverture
    • Elisabeth Guigou, Présidente de la Commission des Affaires étrangères, Assemblée nationale
    • Veronika Wand-Danielsson, Ambassadrice de Suède
    • Pernilla Baralt, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Egalité
  • 15h30 - Session 1 : Les femmes cibles et victimes des conflits armés
    • Modérateur : Jean-François Daguzan, Directeur adjoint, FRS
    • Carol Mann, Professeure à l’Institut des Sciences Politiques à Paris, Présidente de Women in War et de FemAid
    • Katherine Booth, Responsable du bureau « droit des femmes et droits des migrants », Fédération internationale des droits de l’Homme
    • Myriam Benraad, Chercheur associée, Fondation pour la recherche stratégique
  • 16h30 - Session 2 : Les réponses internationales : Quel rôle pour les femmes dans la résolution des conflits ?
    • Modérateur : Jean-François Daguzan, Directeur adjoint, FRS
    • Patrizianna Sparacino-Thielay, Ambassadrice pour les droits de l’Homme, Ministère des Affaires étrangères et du développement international
    • Charlotte Isaksson, Conseillère Genre, Commandement suprême allié pour l’Europe (SACEUR), OTAN
    • Linda Johansson, Centre nordique pour les questions de genre dans les opérations militaires
  • 17h15 - Conclusion
    • Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes
  • 17h30 – Cocktail