La FRS en vidéo et audio

Italy and Greece: Two Case Studies for Chinese Involvement in Southern Europe

Vidéos et audio récents

L’UE face au retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranienAvec beaucoup de franchise, Jean-François Daguzan, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) répond aux questions de Pierre Verluise, fondateur du Diploweb. Il démontre que le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien prend à contrepied la stratégie européenne pour peser davantage dans le monde via le multilatéral.

Jean-François Daguzan, vidéo, juin 2018

Un retour de l’arme nucléaire dans les relations internationales ?L’histoire a-t-elle déjà vu un pays renoncer à l’arme nucléaire ? Si l’Afrique du Sud, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan ont renoncé à la dissuasion nucléaire, c’est à chaque fois après un changement de régime politique. La Corée du Nord fera-t-elle exception ? Et l’Iran ? Benjamin Hautecouverture, Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), répond avec précision aux questions de Pierre Verluise, fondateur du Diploweb.com.

Benjamin Hautecouverture, vidéo, juin 2018

L’énergie, mythes et réalités géopolitiques et stratégiquesUne vidéo pour comprendre l’énergie en 6 minutes, ses mythes et ses réalités géopolitiques et stratégiques. N. Mazzucchi révèle en fin d’entretien comment la Chine met à profit la naïveté de l’Union européenne pour y faire main basse sur la gestion et la distribution électrique. Entretien éclairant de Nicolas Mazzucchi, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), auteur de l’ouvrage Énergie, ressources, technologies et enjeux de pouvoir (Paris, Armand Colin, 2017), avec Pierre Verluise, docteur en Géopolitique, fondateur du Diploweb.com.

Nicolas Mazzucchi, vidéo, mai 2018

L’Internet des objets : Enjeux de sécurité et de défenseLa Fondation pour la recherche stratégique a organisé une demi-journée d’étude ayant pour thème : "L’Internet des objets : Enjeux de sécurité et de défense", le 15 mai 2018 à la Bibliothèque nationale de France.

Nicolas Mazzucchi, Kévin Martin (parmi les intervenants), vidéo, mai 2018

Les enjeux stratégiques de la Russie en AsieQuels sont les vrais enjeux stratégiques de la Russie en Asie ? Isabelle Facon, Maitre de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) répond avec précision aux questions de Pierre Verluise, fondateur du Diploweb.com.

Isabelle Facon, vidéo, avril 2018

Banning Nuclear Tests: A New Dynamic?The Foundation for Strategic Research (FRS) and the Paris School of International Affairs – Sciences Po (PSIA) jointly organized a meeting with the Executive Secretary of the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization (CTBTO) Dr. Lassina Zerbo at sciences Po, Paris, Wednesday 14 February 2018.

Benjamin Hautecouverture (parmi les intervenants), vidéo, février 2018

La Syrie du dedans et du dehors : hypothèses pour demainLa Fondation pour la recherche stratégique a organisé une demi-journée d’étude ayant pour thème : "La Syrie du dedans et du dehors : hypothèses pour demain", le mardi 13 février 2018 à la Bibliothèque nationale de France.

Agnès Levallois, Manon-Nour Tannous, Jean-Claude Cousseran (parmi les intervenants), vidéo, février 2018

Les enjeux de stabilité stratégique en AsieLe monde entier a les yeux tournés vers l’Asie, avec les Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud et la scénarisation d’un apaisement des relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. C’est l’occasion de prendre de la hauteur pour s’interroger sur les enjeux de stabilité stratégique en Asie.

Valérie Niquet, vidéo, janvier 2018

Perceptions croisées : Questions d’histoire et de mémoire en Europe et en AsieLa Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et le Japan Institute of International Affairs (JIIA) ont organisé un colloque, le mercredi 17 janvier 2018, à la Maison de la Chimie, Paris. Le poids d’un passé controversé, des questions mémorielles non résolues, mais aussi l’utilisation de l’histoire dans les processus de légitimation politique, continuent de peser sur les relations internationales contemporaines, en Asie comme en Europe. Organisé autour de trois tables rondes qui ont réuni historiens et analystes européens et asiatiques, ce colloque avait pour objectif - par-delà l’éloignement géographique - d’ouvrir le débat en croisant les regards sur des enjeux d’importance globale.

Bruno Racine (parmi les intervenants), vidéo, janvier 2018

L'avenir de l'accord nucléaire iranienQuel peut être l'avenir de l'accord au sujet du nucléaire iranien signé en 2015 quand le président des Etats-Unis Donald Trump ne cesse de menacer de le dénoncer ? Emmanuelle Maitre, chargée de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) répond clairement aux questions de Pierre Verluise, fondateur du site Diploweb.com.

Emmanuelle Maitre, vidéo, décembre 2017

Que faire face à la Corée du Nord ?Interview de Benjamin Hautecouverture sur France Info TV, le 30 novembre 2017

Benjamin Hautecouverture, vidéo, décembre 2017

Géopolitique de l'ArctiqueChargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) Alexandre Taithe présente très clairement la géopolitique de l'Arctique un enjeu majeur de la planète dans le contexte du changement climatique. Il répond aux questions de Pierre Verluise, docteur en géopolitique, fondateur du Diploweb.com.

Alexandre Taithe, vidéo, novembre 2017

L’Eurasie en 2017 : le jeu des puissancesLa Fondation pour la recherche stratégique a organisé, le 28 novembre 2017, une conférence sur L’Eurasie en 2017 : le jeu des puissances.

Isabelle Facon, Marc Julienne (parmi les intervenants), vidéo, novembre 2017

What next for Donbas? Ukraine's Security ChallengesOn 17 November 2017, the FRS, in partnership with Carnegie Europe, hosted three experts for a discussion on Ukraine, its defence and security reforms, and prospects for the conflict in Donbass. You can listen again to the podcast of this debate around Hanna Shelest, Editor-in-Chief of Ukraine Analytica, Natalia Shapovalova, Visiting Scholar, Carnegie Europe, and Thomas de Waal, Senior Fellow, Carnegie Europe.

Isabelle Facon (parmi les intervenants), audio, novembre 2017

Résistance et Dissuasion (Colloque du 5 octobre 2017) - 1/4Il peut paraître surprenant d’accoler les deux termes « Résistance » et « Dissuasion » à une époque - la Deuxième Guerre mondiale - où la dissuasion nucléaire française n’existait pas encore. Toutefois, les racines de celle-ci remontent bien à ce conflit, comme en témoignent le caractère pionnier des travaux scientifiques de Frédéric Joliot et de son équipe au Collège de France, ainsi que le rôle clé exercé par les atomiciens de la France Libre tout au long de la guerre. Pour la Résistance française, le nucléaire fut un enjeu majeur de souveraineté et un moyen pour la France de se reconstruire une fois libérée ; cela explique la ferme volonté du général de Gaulle de créer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dès octobre 1945, deux mois seulement après les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. Un colloque organisé par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), avec le soutien du CEA, à la Bibliothèque nationale de France (BnF), le jeudi 5 octobre 2017, s’attachera à explorer plus avant ce rôle clé. Il s’intéressera notamment à la première bataille de l’eau lourde (février/mars 1940), qui opposa dans le plus grand secret la France (mission Jacques Allier) à l’Allemagne nazie. Cet épisode trouva son dénouement avec l’envoi à Londres de deux membres de l’équipe Joliot (Hans Halban et Lew Kowarski), à la suite d’une décision gouvernementale en date du 16 juin 1940, juste avant l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. Trois autres résistants français spécialistes du nucléaire (Pierre Auger, Bertrand Goldschmidt et Jules Guéron) vinrent renforcer la coopération dans ce domaine avec les Alliés, en Grande-Bretagne, puis au Canada, avec le soutien déterminé du coordinateur scientifique de la France Libre (Louis Rapkine). Autant dire que la Résistance a marqué les débuts du CEA, tant dans son esprit que dans son fonctionnement. C’est ainsi que les deux premiers administrateurs généraux du Commissariat, Raoul Dautry et Pierre Guillaumat, se sont illustrés par leur volonté de restaurer la place de la France dans le monde. Ils furent rejoints par d’autres anciens résistants, tous ayant en commun la pratique du secret - éléments qui furent déterminants dans le lancement du programme nucléaire militaire français à la fin de l’année 1954. En tant que fondateur et premier Président de la Cinquième République, le général de Gaulle officialisa le programme lancé sous la Quatrième République. Pour le chef de la France Libre, la dissuasion nucléaire devint un élément fondamental de la souveraineté nationale, un moyen essentiel de préserver les intérêts vitaux de la France, mais aussi de peser plus lourdement dans les relations diplomatiques. Il était indispensable pour lui que la France se défende par elle-même, pour elle-même et à sa façon (ce qui n’empêcha pas que sa stratégie soit conjuguée avec celle d’autres pays), la base de sa force de frappe ne pouvant être que nucléaire. Aujourd’hui encore, la dissuasion nucléaire demeure la garantie ultime de la sécurité, de la protection et de l’indépendance de la Nation. Cette continuité, la France la doit en grande partie à la perpétuation de cet esprit de résistance, à cet esprit de défense, qui s’exprime prioritairement - mais pas seulement - à travers la dissuasion nucléaire et ceux qui la servent au quotidien. Remettre en perspective cette évolution historique est essentiel à la compréhension des enjeux et des moyens qui sont consacrés à la dissuasion nucléaire. C’est l’objectif du colloque organisé à la BnF et de l’exposition qui le complète.

Bruno Racine (parmi les intervenants), vidéo, octobre 2017

Résistance et Dissuasion (Colloque du 5 octobre 2017) - 2/4Il peut paraître surprenant d’accoler les deux termes « Résistance » et « Dissuasion » à une époque - la Deuxième Guerre mondiale - où la dissuasion nucléaire française n’existait pas encore. Toutefois, les racines de celle-ci remontent bien à ce conflit, comme en témoignent le caractère pionnier des travaux scientifiques de Frédéric Joliot et de son équipe au Collège de France, ainsi que le rôle clé exercé par les atomiciens de la France Libre tout au long de la guerre. Pour la Résistance française, le nucléaire fut un enjeu majeur de souveraineté et un moyen pour la France de se reconstruire une fois libérée ; cela explique la ferme volonté du général de Gaulle de créer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dès octobre 1945, deux mois seulement après les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. Un colloque organisé par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), avec le soutien du CEA, à la Bibliothèque nationale de France (BnF), le jeudi 5 octobre 2017, s’attachera à explorer plus avant ce rôle clé. Il s’intéressera notamment à la première bataille de l’eau lourde (février/mars 1940), qui opposa dans le plus grand secret la France (mission Jacques Allier) à l’Allemagne nazie. Cet épisode trouva son dénouement avec l’envoi à Londres de deux membres de l’équipe Joliot (Hans Halban et Lew Kowarski), à la suite d’une décision gouvernementale en date du 16 juin 1940, juste avant l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. Trois autres résistants français spécialistes du nucléaire (Pierre Auger, Bertrand Goldschmidt et Jules Guéron) vinrent renforcer la coopération dans ce domaine avec les Alliés, en Grande-Bretagne, puis au Canada, avec le soutien déterminé du coordinateur scientifique de la France Libre (Louis Rapkine). Autant dire que la Résistance a marqué les débuts du CEA, tant dans son esprit que dans son fonctionnement. C’est ainsi que les deux premiers administrateurs généraux du Commissariat, Raoul Dautry et Pierre Guillaumat, se sont illustrés par leur volonté de restaurer la place de la France dans le monde. Ils furent rejoints par d’autres anciens résistants, tous ayant en commun la pratique du secret - éléments qui furent déterminants dans le lancement du programme nucléaire militaire français à la fin de l’année 1954. En tant que fondateur et premier Président de la Cinquième République, le général de Gaulle officialisa le programme lancé sous la Quatrième République. Pour le chef de la France Libre, la dissuasion nucléaire devint un élément fondamental de la souveraineté nationale, un moyen essentiel de préserver les intérêts vitaux de la France, mais aussi de peser plus lourdement dans les relations diplomatiques. Il était indispensable pour lui que la France se défende par elle-même, pour elle-même et à sa façon (ce qui n’empêcha pas que sa stratégie soit conjuguée avec celle d’autres pays), la base de sa force de frappe ne pouvant être que nucléaire. Aujourd’hui encore, la dissuasion nucléaire demeure la garantie ultime de la sécurité, de la protection et de l’indépendance de la Nation. Cette continuité, la France la doit en grande partie à la perpétuation de cet esprit de résistance, à cet esprit de défense, qui s’exprime prioritairement - mais pas seulement - à travers la dissuasion nucléaire et ceux qui la servent au quotidien. Remettre en perspective cette évolution historique est essentiel à la compréhension des enjeux et des moyens qui sont consacrés à la dissuasion nucléaire. C’est l’objectif du colloque organisé à la BnF et de l’exposition qui le complète.

Bruno Racine (parmi les intervenants), vidéo, octobre 2017

Résistance et Dissuasion (Colloque du 5 octobre 2017) - 3/4Il peut paraître surprenant d’accoler les deux termes « Résistance » et « Dissuasion » à une époque - la Deuxième Guerre mondiale - où la dissuasion nucléaire française n’existait pas encore. Toutefois, les racines de celle-ci remontent bien à ce conflit, comme en témoignent le caractère pionnier des travaux scientifiques de Frédéric Joliot et de son équipe au Collège de France, ainsi que le rôle clé exercé par les atomiciens de la France Libre tout au long de la guerre. Pour la Résistance française, le nucléaire fut un enjeu majeur de souveraineté et un moyen pour la France de se reconstruire une fois libérée ; cela explique la ferme volonté du général de Gaulle de créer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dès octobre 1945, deux mois seulement après les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. Un colloque organisé par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), avec le soutien du CEA, à la Bibliothèque nationale de France (BnF), le jeudi 5 octobre 2017, s’attachera à explorer plus avant ce rôle clé. Il s’intéressera notamment à la première bataille de l’eau lourde (février/mars 1940), qui opposa dans le plus grand secret la France (mission Jacques Allier) à l’Allemagne nazie. Cet épisode trouva son dénouement avec l’envoi à Londres de deux membres de l’équipe Joliot (Hans Halban et Lew Kowarski), à la suite d’une décision gouvernementale en date du 16 juin 1940, juste avant l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. Trois autres résistants français spécialistes du nucléaire (Pierre Auger, Bertrand Goldschmidt et Jules Guéron) vinrent renforcer la coopération dans ce domaine avec les Alliés, en Grande-Bretagne, puis au Canada, avec le soutien déterminé du coordinateur scientifique de la France Libre (Louis Rapkine). Autant dire que la Résistance a marqué les débuts du CEA, tant dans son esprit que dans son fonctionnement. C’est ainsi que les deux premiers administrateurs généraux du Commissariat, Raoul Dautry et Pierre Guillaumat, se sont illustrés par leur volonté de restaurer la place de la France dans le monde. Ils furent rejoints par d’autres anciens résistants, tous ayant en commun la pratique du secret - éléments qui furent déterminants dans le lancement du programme nucléaire militaire français à la fin de l’année 1954. En tant que fondateur et premier Président de la Cinquième République, le général de Gaulle officialisa le programme lancé sous la Quatrième République. Pour le chef de la France Libre, la dissuasion nucléaire devint un élément fondamental de la souveraineté nationale, un moyen essentiel de préserver les intérêts vitaux de la France, mais aussi de peser plus lourdement dans les relations diplomatiques. Il était indispensable pour lui que la France se défende par elle-même, pour elle-même et à sa façon (ce qui n’empêcha pas que sa stratégie soit conjuguée avec celle d’autres pays), la base de sa force de frappe ne pouvant être que nucléaire. Aujourd’hui encore, la dissuasion nucléaire demeure la garantie ultime de la sécurité, de la protection et de l’indépendance de la Nation. Cette continuité, la France la doit en grande partie à la perpétuation de cet esprit de résistance, à cet esprit de défense, qui s’exprime prioritairement - mais pas seulement - à travers la dissuasion nucléaire et ceux qui la servent au quotidien. Remettre en perspective cette évolution historique est essentiel à la compréhension des enjeux et des moyens qui sont consacrés à la dissuasion nucléaire. C’est l’objectif du colloque organisé à la BnF et de l’exposition qui le complète.

Bruno Racine (parmi les intervenants), vidéo, octobre 2017

Résistance et Dissuasion (Colloque du 5 octobre 2017) - 4/4Il peut paraître surprenant d’accoler les deux termes « Résistance » et « Dissuasion » à une époque - la Deuxième Guerre mondiale - où la dissuasion nucléaire française n’existait pas encore. Toutefois, les racines de celle-ci remontent bien à ce conflit, comme en témoignent le caractère pionnier des travaux scientifiques de Frédéric Joliot et de son équipe au Collège de France, ainsi que le rôle clé exercé par les atomiciens de la France Libre tout au long de la guerre. Pour la Résistance française, le nucléaire fut un enjeu majeur de souveraineté et un moyen pour la France de se reconstruire une fois libérée ; cela explique la ferme volonté du général de Gaulle de créer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dès octobre 1945, deux mois seulement après les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. Un colloque organisé par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), avec le soutien du CEA, à la Bibliothèque nationale de France (BnF), le jeudi 5 octobre 2017, s’attachera à explorer plus avant ce rôle clé. Il s’intéressera notamment à la première bataille de l’eau lourde (février/mars 1940), qui opposa dans le plus grand secret la France (mission Jacques Allier) à l’Allemagne nazie. Cet épisode trouva son dénouement avec l’envoi à Londres de deux membres de l’équipe Joliot (Hans Halban et Lew Kowarski), à la suite d’une décision gouvernementale en date du 16 juin 1940, juste avant l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain. Trois autres résistants français spécialistes du nucléaire (Pierre Auger, Bertrand Goldschmidt et Jules Guéron) vinrent renforcer la coopération dans ce domaine avec les Alliés, en Grande-Bretagne, puis au Canada, avec le soutien déterminé du coordinateur scientifique de la France Libre (Louis Rapkine). Autant dire que la Résistance a marqué les débuts du CEA, tant dans son esprit que dans son fonctionnement. C’est ainsi que les deux premiers administrateurs généraux du Commissariat, Raoul Dautry et Pierre Guillaumat, se sont illustrés par leur volonté de restaurer la place de la France dans le monde. Ils furent rejoints par d’autres anciens résistants, tous ayant en commun la pratique du secret - éléments qui furent déterminants dans le lancement du programme nucléaire militaire français à la fin de l’année 1954. En tant que fondateur et premier Président de la Cinquième République, le général de Gaulle officialisa le programme lancé sous la Quatrième République. Pour le chef de la France Libre, la dissuasion nucléaire devint un élément fondamental de la souveraineté nationale, un moyen essentiel de préserver les intérêts vitaux de la France, mais aussi de peser plus lourdement dans les relations diplomatiques. Il était indispensable pour lui que la France se défende par elle-même, pour elle-même et à sa façon (ce qui n’empêcha pas que sa stratégie soit conjuguée avec celle d’autres pays), la base de sa force de frappe ne pouvant être que nucléaire. Aujourd’hui encore, la dissuasion nucléaire demeure la garantie ultime de la sécurité, de la protection et de l’indépendance de la Nation. Cette continuité, la France la doit en grande partie à la perpétuation de cet esprit de résistance, à cet esprit de défense, qui s’exprime prioritairement - mais pas seulement - à travers la dissuasion nucléaire et ceux qui la servent au quotidien. Remettre en perspective cette évolution historique est essentiel à la compréhension des enjeux et des moyens qui sont consacrés à la dissuasion nucléaire. C’est l’objectif du colloque organisé à la BnF et de l’exposition qui le complète.

Bruno Tertrais (parmi les intervenants), vidéo, octobre 2017

La Corée du Nord et l'arme nucléaireDans cette vidéo, Benjamin Hautecouverture, Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, expose quelques idées fausses et communément répandues sur la crise nucléaire et balistique nord-coréenne, afin d'identifier les principaux enjeux de cette crise aujourd'hui et les défis à venir pour la surmonter. La crise nucléaire avec la Corée du Nord (DPRK) a longtemps été une crise de prolifération, affectant le régime mondial de non-prolifération nucléaire. C'est longtemps resté une crise régionale parce que la communauté internationale a sans doute mal évalué à quel point la menace nord-coréenne pouvait prendre une ampleur mondiale. C'est depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong un une crise de sécurité de portée mondiale pour des raisons stratégiques (portée des missiles de Pyongyang qui s'accroit à une vitesse mal anticipée), politiques (brèche majeure dans l'autorité de la norme de non-prolifération nucléaire), économiques (déstabilisation des économies en cas de nouveau conflit dans la péninsule).

Benjamin Hautecouverture, vidéo, septembre 2017

Géopolitique des frontières : quelles réalités ?Bruno Tertrais, docteur en science politique, directeur adjoint de la FRS, Prix Vauban 2010 pour l'ensemble de son oeuvre, co-auteur de "L'Atlas des frontières. Murs, conflits, migrations", Paris, Les Arènes

Bruno Tertrais, vidéo, septembre 2017