Transition énergétique : quel rôle pour le nucléaire ?

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Résumé

Laissé en retrait depuis quelques décennies en Europe et dans les autres pays du Nord, le nucléaire pourrait sembler, à première vue, condamné à rester une question épineuse à l’avenir incertain. Toutefois, au niveau mondial, le nucléaire semble plutôt apparaître à l’aube d’un nouvel essor, à la fois plus modéré que les vagues précédentes d’engouement pour la technologie de l’atome, mais également transformé, en phase avec les critères de la demande énergétique. En effet, au-delà de l’efficience de production qu’offre le nucléaire (puissance, prédictibilité, etc.), c’est désormais l’argument bas-carbone, et donc écologique, ainsi que celui de la cogénération qui sont désormais mis en avant auprès des pays confrontés à une forte demande énergétique ou à une urbanisation croissante et rapide.

De plus, deux cas de figure sont actuellement observables : d’une part la gestion du vieillissement des parcs nucléaires existants – ainsi que la question de leur renouvellement ou démantèlement –, d’autre part la question des pays primo-accédants, c’est-à-dire qui veulent acquérir du nucléaire civil pour répondre à leurs besoins énergétiques tout en respectant les engagements climatiques. Les positionnements des pays sont donc très hétéroclites – entre le duopole sino-russe promoteur du nucléaire, les réticents, tels que l’Allemagne, les primo-accédants comme les Emirats arabes unis ou encore les pays hésitants sur leur positionnement, à l’instar de la France, des Etats-Unis ou encore du Japon.

De manière générale, raisonner sur l’avenir du nucléaire nécessite des réflexions en phase avec les technologies actuelles (génération II/III) et celles d’un futur très proche (SMR, génération IV). En plus d’une véritable amélioration technologique – pour la sûreté, la réduction des déchets, la gestion des combustibles –, ces innovations ouvrent également des champs d’applications autres que la production d’électricité, comme la production d’hydrogène, de chaleur et la désalinisation de l’eau, et ce non plus uniquement à grande échelle mais aussi à petite échelle. Ainsi, le nucléaire se positionne comme solution bas-carbone pour principalement remplacer le charbon et le gaz et apporter une solution à des besoins très spécifiques, le plaçant donc comme solution complémentaire – et non rivale – aux énergies renouvelables.

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